Pouvez-vous vous présenter, vous et votre structure ?
Je suis Florian Robert, Directeur Opérationnel du GIPNO.
Le GIPNO, c’est un groupement qui représente les entreprises partenaires du nucléaire sur la plaque Nord-Ouest, autour de Flamanville, Paluel, Penly et Gravelines.
Notre quotidien, c’est vraiment d’être au contact des entreprises et des sites, de faire remonter les besoins du terrain et surtout d’essayer de faire le lien entre tout le monde.
Quel rôle jouez-vous dans le projet 3NC ?
Dans 3NC, justement, notre rôle c’est d’apporter cette vision terrain.
Nous, on échange tous les jours avec les entreprises. On connaît leurs difficultés, leurs besoins en recrutement, les métiers sur lesquels elles commencent à être en tension…
Donc l’idée, c’est de faire remonter ces besoins dans 3NC, mais surtout de faire le chemin inverse : quand il existe des solutions, des formations ou des dispositifs, il faut qu’on arrive à les faire connaître aux entreprises et qu’elles puissent réellement s’en servir.
Quel rôle jouez-vous en matière de relation avec les entreprises de la filière nucléaire ?
C’est clairement notre quotidien.
On est là pour écouter les entreprises, comprendre leurs problématiques et essayer de les accompagner.
Et je pense que notre vraie valeur ajoutée, c’est qu’on est vraiment sur le terrain. On échange aussi bien avec les dirigeants qu’avec les responsables de site, les encadrants ou directement les intervenants.
Ça nous permet d’avoir une vision assez concrète de ce qui fonctionne, mais aussi de ce qui peut coincer.
Quel est aujourd’hui l’enjeu majeur en matière de compétences et de recrutement ?
Pour moi, le gros enjeu aujourd’hui, c’est l’anticipation.
On sait qu’on va avoir énormément de besoins dans les années qui arrivent. Mais recruter quelqu’un, ce n’est finalement que le début.
Il faut ensuite le former, lui transmettre les compétences, lui donner envie de rester dans la filière et surtout lui permettre d’acquérir l’expérience nécessaire pour devenir un professionnel autonome.
Et ça, ça ne se fait pas en quelques semaines.
Donc si on attend d’avoir besoin des compétences pour commencer à les chercher, on sera déjà en retard.
Quel message souhaitez-vous adresser aux partenaires du projet 3NC ?
Je dirais simplement : continuons à travailler ensemble, mais surtout restons très concrets.
On a tous des dispositifs, des idées, des compétences et des moyens différents. L’intérêt de 3NC, c’est justement de réussir à mettre tout ça en commun.
Et derrière, le vrai indicateur de réussite, ce sera assez simple : est-ce que ce qu’on met en place répond réellement aux besoins des entreprises et des personnes qui veulent rejoindre ou évoluer dans la filière ?
Si la réponse est oui, alors on aura fait notre boulot.